Extrêmes climatiques : Les Solutions percutantes de PALM-TREEs et du REFADD pour une Afrique centrale inclusive
Du 1er au 03 septembre 2026, le Centre Touristique Beth-Ananiah à Ebogo 3 -Soa (Yaoundé, Cameroun) a abrité l’atelier sous-régional de clôture des activités et de diffusion des résultats du projet « Un Regard Panafricain et Transdisciplinaire sur les Marginalisés : Faire face aux risques liés aux événements extrêmes », en abrégé en anglais PALM-TREEs. Portées par le Réseau Femmes Africaines pour le Développement Durable (REFADD), ces assises ont rassemblé une soixantaine d’acteurs clés venus des pays de l’espace COMIFAC : représentants d’ONG internationales, institutions gouvernementales, autorités locales, chercheurs, organisations de la société civile et experts techniques.
Après 42 mois de recherche-action rigoureuse menée au Cameroun et en République Démocratique du Congo (RDC), l’enjeu central de cette rencontre a été de transformer des données scientifiques sexospécifiques en leviers d’influence directe sur les politiques publiques et les stratégies sous-régionales d’adaptation climatique.
Une recherche transdisciplinaire ancrée dans les réalités locales
Lancé pour répondre à l’intensification des catastrophes naturelles et des extrêmes climatiques (sécheresses, inondations, vagues de chaleur), le projet PALM-TREEs a adopté une approche novatrice. En faisant le pont entre sciences physiques et sciences sociales, le projet a documenté l’impact des aléas météorologiques le long des chaînes de valeur agricoles prioritaires : l’oignon dans le Nord et la tomate dans l’Ouest du Cameroun, ainsi que le manioc à Mbanza Ngungu (Kongo-Central) en RD Congo.
Grâce à des outils de pointe tels que les I-buttons, les journaux météorologiques et des profils de risque genre, la recherche PALM-TREEs en Afrique centrale a permis de redéfinir les extrêmes climatiques comme des événements composés multidimensionnels, exacerbant les vulnérabilités des populations marginalisées, en particulier des femmes.
Des assises tournées vers la décision et la pérennisation
Placée sous une coprésidence assurée par Monique Yigbedek, Coordinatrice Régionale du REFADD, et le Prof. Wilfried Pokam, Investigateur Principal du projet PALM-TREEs pour la sous-région (Université de Yaoundé 1), la rencontre a été solennellement ouverte et clôturée par NGONO MBA Amédé, représentant du Secrétaire Exécutif de la COMIFAC, aux côtés de la participation active du Maire de la Commune de Soa.
Durant trois jours, les travaux se sont articulés autour d’objectifs stratégiques précis :
-
Dresser le bilan technique et institutionnel de 42 mois de recherche-action collaborative.
-
Partager les résultats majeurs et les bonnes pratiques développées sur le terrain, incluant les solutions de fertilisation intégrée et les approches basées sur la nature.
-
Intégrer les résultats dans les politiques : Des panels de haut niveau ont permis d’échanger avec les ministères sectoriels (MINADER, MINAS, MINEPDED), la Direction de la Météorologie, l’ONACC et la COMIFAC pour renforcer les stratégies nationales et sous-régionales de réduction des risques.
-
Favoriser la synergie des réseaux : Les discussions ont impliqué activement les réseaux thématiques de la sous-région (REFACOF, REPALEAC, RECEIAC, REPAR, REJEFAC, REFADD) pour harmoniser les outils de résilience.
Vers des solutions inclusives et durables
En favorisant l’appropriation de ces preuves scientifiques par les décideurs, cet atelier de Yaoundé a permis de formuler des recommandations concrètes destinées à réorienter les plans d’action des stratégies Genre et Climat en Afrique centrale.
En marge de ces sessions de restitution, le REFADD a également tenu une réunion stratégique interne dédiée à l’adoption de ses textes statutaires et organiques, consolidant ainsi la vision et la gouvernance du réseau.
En refermant ses portes sur un communiqué final fort, l’atelier PALM-TREEs a démontré qu’une lutte efficace contre les chocs climatiques passe impérativement par des politiques inclusives plaçant l’équité de genre et la résilience des communautés au cœur du développement durable de la sous-région.
